samedi 11 avril 2009
Il fût un temps où l'on cherchait les oeufs pour Pâques mais cette année on cherche les maquettes !
« La faible proportion de dossiers remontés (moins de 10 % de l'offre potentielle) ne permet à l'Agence, ni une analyse par académie, ni une analyse nationale comparative par discipline.
En conséquence, l'Aeres décide de ne pas évaluer les masters "métiers de l'enseignement" de la campagne actuelle. » C'est ce qu'indique l'Aeres, à l'issue de son conseil, jeudi 9 avril 2009, au sujet de l'évaluation des masters « enseignement » préparés dans le cadre de la réforme de la formation et des concours enseignants.
En effet, « seuls neuf universités, deux Écoles normales supérieures et huit établissements privés ont déposé des dossiers », signale l'Agence, qui ajoute que sur « 35 académies, seules trois (Reims, Polynésie et Nouvelle-Calédonie) ont une proposition complète ».
Par ailleurs, l'Agence précise que « les dossiers déposés par les établissements ont été constitués en fonction du "cahier des charges" présenté dans la circulaire du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du 17 octobre 2008 (L'AEF n°103455) et n'ont pu prendre en compte l'incidence sur ce "cahier des charges" des décisions prises par les ministres dans le cadre des négociations récentes avec la CPU et la CDIUFM, d'une part, et avec les syndicats, d'autre part ».
La CNU s'exprime
L’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), dans un communiqué du 10 avril, vient de décider de ne pas évaluer les masters « métiers de l’enseignement » que Valérie Pécresse avait demandé aux universités de mettre en place. Ces masters devaient devenir un passage obligé, à la rentrée 2009, pour les étudiants souhaitant préparer les concours de recrutement de l’Education Nationale.
Pourquoi un tel refus ?
L’AERES a estimé que ces masters étaient en nombre trop faible pour être évalués : seule une dizaine d’universités (sur plus de 80) avait finalement fait « remonter » des propositions de masters au Ministère.
Valérie Pécresse et Xavier Darcos comptaient sur une mise en concurrence effrénée des établissements qui devait mener chaque université à faire remonter sa proposition (ou « maquette »), de peur que l’université voisine ne le fasse, et n’attire, par là même, tous les étudiants souhaitant devenir enseignants.
Mais c’était compter sans le refus catégorique des universitaires de participer à la mise en place d’un système qui attaque de plein fouet le service public d’Education Nationale. D’initiatives personnelles en accords régionaux, de décisions d’UFR en votes de conseils d’administration, le « blocage » de la remontée des masters s’est organisé tout au long de l’hiver, faisant fi des pressions des Ministères qui ne cessaient de reporter la date limite de remise des maquettes, dans l’espoir de gagner à l’usure contre des universitaires déterminés.
Cette détermination s’explique aisément. Les universitaires ont compris le vrai sens de la « mastérisation ».
Les concours seraient d’abord vidés de leur contenu disciplinaire, notamment pour permettre aux étudiants de les préparer tout en rédigeant des mémoires de master et en effectuant des stages. Les étudiants seraient interrogés sur « les programmes des collèges et lycées » et sur le « système éducatif » en général. Au lieu de prouver leur capacité à réfléchir et leurs connaissances disciplinaires, les étudiants devraient avant tout montrer qu’ils savent obéir à leur hiérarchie. Quant à l’année de stage rémunéré et de formation en alternance, elle disparaîtrait, privant ainsi les nouveaux enseignants d’une année de salaire et d’une année de cotisation à la retraite.
En prétextant recruter les jeunes enseignants à Bac+5 afin de revaloriser leur salaire, le gouvernement souhaite avant tout réduire le nombre de fonctionnaires. Des bataillons d’étudiants « reçus » au master d’enseignement mais « collés » au concours, pourraient être recrutés comme contractuels (par exemple pour quelques heures de remplacement dans les collèges et lycées), sans obtenir un poste de titulaire. Les étudiants « mastérisés » iraient frapper aux portes des établissements, espérant être embauchés en CDD, voire en CDI, mais certainement pas comme fonctionnaires d’Etat, ce qui remet en cause l’indépendance et les conditions de travail des enseignants.
La « mastérisation » institutionnaliserait la précarité d’enseignants moins bien formés.
Valérie Pécresse et Xavier Darcos doivent comprendre qu’ils ne pourront pas mettre en place ce système inique. Si les universitaires ont pu bloquer la remontée des masters cette année, ils pourront le faire à nouveau les années suivantes. Si les Ministres souhaitent vraiment l’autonomie des universités, alors qu’ils entérinent la décision des universitaires de ne pas collaborer à la destruction du service public et à la précarisation de leurs étudiants.
Cette réforme dangereuse et contestée doit être retirée. C’est l’une des conditions, non négociables, à la reprise des cours, que Valérie Pécresse appelle tant de ses vœux.
mardi 7 avril 2009
L'Huma- 6 avril
Dans les IUFM, on ne sait plus à quel saint (Valérie ?) se vouer. Entre ce que proposait, à l’origine, le projet gouvernemental de réforme des universités concernant la mastérisation et ce que ces propositions sont devenues sous les effets des coups de boutoir de la mobilisation universitaire, la situation est devenue ubuesque. Plus personne n’est en mesure de saisir vraiment ce que le gouvernement réserve demain aux futurs enseignants quant à leur formation initiale. Pour Valérie Robert, de Sauvons l’université, le projet est « devenu une usine à gaz invraisemblable. Les reculs, pas à pas, du ministère sur cette question font que nous sommes aujourd’hui dans le grand n’importe quoi. C’est devenu ingérable parce que le ministère n’arrive pas encore à prononcer le mot "retrait" ». Pour l’y pousser, la huitième coordination nationale des universités, qui se tient aujourd’hui à Paris-III, sur le site d’Asnières (Hauts-de-Seine), devrait appeler à poursuivre une mobilisation qui entre dans sa dixième semaine.
En attendant, il faut bien que ceux qui sont à la tête des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) continuent à les diriger et ce n’est pas une mince affaire. En fin de semaine dernière, la conférence des directeurs d’IUFM a fait le constat que « les dispositions transitoires annoncées à l’été 2008 par les ministres pour l’année 2008-2009 ne pourront pas être tenues. Elles prévoyaient des équivalences permettant aux étudiants des IUFM une inscription en deuxième année des masters préparant aux métiers de l’enseignement. Or, presque partout en France, ces masters n’existeront pas à la rentrée 2009 ». La Conférence relève ainsi que, parmi les rares universités qui avaient proposé des maquettes de masters visant les métiers de l’enseignement, « deux ont décidé à ce jour de les retirer ». Si bien que les directeurs d’IUFM demandent la « reconduction en l’état » pour 2009-2010 « des dispositifs de formation et de recrutement existants », sauf à décider de supprimer tout bonnement toute formation des enseignants pendant l’année 2009-2010.
Au-delà de la « confusion », épinglée par la conférence, celle-ci juge les étudiants « lésés » car condamnés à ce « dilemme » : « ou bien ils s’inscrivent en master et ils ont peu de chances de réussite aux concours, ou bien ils s’inscrivent en préparation de concours et ne pourront pas valider leur année de master, validation nécessaire pour être définitivement recrutés ». Toutes mesures qui n’ont qu’un but, selon les directeurs : la mise à mort des IUFM. « Cet acharnement obsessionnel ne nuit pas seulement aux IUFM. Aujourd’hui, ce pouvoir de nuisance retombe sur les étudiants et sur toute la communauté universitaire », dénoncent-ils. Face à cette situation dégradée, la conférence appelle de ses voeux « un processus de relance de la réflexion sur cette question et invite tous les acteurs de ce dossier à rejoindre son initiative d’états généraux de la formation des enseignants ».
Samedi, sur la place de l’Hôtel-de-Ville de Paris, dans le cadre de la ronde infinie des obstinés, qui tourne toujours et qui a même essaimé en province et jusqu’à Fort-de-France en Martinique, les IUFM d’Île-de-France s’étaient donné rendez-vous pour mettre en « formation tortue ». Pour briser les dernières lances de Valérie Pécresse ?
Lettre ouverte à X.Darcos; 6 avril
Paris, le 6 avril 2009
À Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale
Monsieur le Ministre,
Bien que vous n’ayez pas répondu à notre lettre ouverte du 12 mars, nous nous adressons de nouveau à vous, en réaction à votre communiqué du 31 mars. Nos sociétés réunissent la plus grande partie des universitaires et enseignants des principales disciplines enseignées dans les établissements dont vous avez la haute responsabilité. Nous sommes notamment les préparateurs de « vos » concours. Toutes disciplines confondues, nous avons déjà attiré votre attention sur les effets pervers du projet de réforme de formation des maîtres et des concours de recrutement qu’au mépris de tous les avertissements, vous voulez mettre en oeuvre dès septembre prochain. Nous ne reprendrons pas ici notre argumentaire.
Après avoir longtemps refusé la discussion, le 18 mars, vous avez admis la nécessité d’un « dialogue raisonnable » et d’une « controverse argumentée », que nous réclamions en vain depuis des mois. Puis vous avez enfin accepté de maintenir les concours en l’état pour 2010. Nous prenons acte de ce premier geste. Il est vrai qu’il n’y avait guère d’autre solution pour tenter de sortir de l’impasse dans laquelle votre ministère s’était engagé. Mais il est évident que cette demi-mesure ne résout rien, à la fois parce qu’elle arrive trop tard, parce qu’elle laisse ouverts nombre de problèmes insolubles, parce qu’elle ajoute à la confusion. En effet, avec la meilleure volonté du monde, le dispositif prévu pour l’année à venir est impossible à appliquer. Plus le temps passe, et plus cette évidence s’impose à tous les acteurs potentiels de la réforme, y compris les mieux disposés.
Il ressort notamment des dispositions décrites dans votre communiqué du 31 mars qu'il faudrait assurer l'an prochain :
- un M2 avec préparation au concours (ancienne version, passé en février 2010),
- un M1 avec préparation au concours (ancienne version), conduisant à un M2 sans concours,
- un M1 sans concours, conduisant à un M2 avec préparation au nouveau concours qui,d'après un communiqué précédent, se passerait en octobre, sans précision de l'année : M1 ou M2 ?
L’inscription en I.U.F.M. vaudrait également « inscription » en M1 ; mais de quel M1 s'agirait-il et quel M2 suivrait ?
masters).
Pour dissiper nos craintes et celles de nos étudiants, vous devez retirer le projet actuel, rétablir l'année de stage pratique en alternance rémunérée et prise en compte dans la carrière, et avant tout décréter un vrai moratoire d'une année afin de laisser à la commission représentative le temps de décider du contenu scientifique des concours, de la nature des épreuves disciplinaires, des conditions de préparation et des moyens matériels et humains à prévoir pour assurer aux enseignants de demain une formation digne de ce nom, à la hauteur des ambitions légitimes que vous-même mettez en avant.
Assemblée des Directeurs d’IREM
Association des Germanistes de l'Enseignement Supérieur
Association des Historiens Modernistes des Universités Françaises
Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie
Association des Professeurs de Langues Anciennes de l’Enseignement Supérieur
Association des Professeurs de Mathématiques de l'Enseignement Public
Association des Professeurs de Musique et Musicologie de l'Enseignement Supérieur
Association des Sciences du Langage
Association Fabula
Association Femmes et Mathématiques
Association Française des Catalanistes
Association Française des Enseignants de Français
Association Française des Russisants
Association Guillaume Budé
Association pour l'Encouragement des Etudes Grecques en France
Association pour la Recherche en Didactique des Mathématiques
Commission Française pour l'Enseignement des Mathématiques
Société Botanique de France
Société Chimique de France
Société d'Etude du XVIIe Siècle
Société de Langue et Littérature Médiévales d’Oc et d’Oïl
Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur
Société des Etudes Latines
Société des Etudes Romantiques et Dix-neuviémistes
Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur
Société des Personnels Enseignants et Chercheurs en Informatique de France
Société Française d'Etude du XVIe Siècle
Société Française d'Etude du XVIIIe Siècle
Société Française de Littérature Générale et Comparée
Société Française de Physique
Société Française de Statistique
Société Française des Etudes Japonaises
Société Mathématique de France
Merci d’adresser tout courrier à :
Société Mathématique de France, Institut Henri Poincaré
11 rue Pierre et Marie Curie , F-75231 Paris Cedex 05
smf@dma.ens.fr
31 mars, IUFM de TOULOUSE
dimanche 5 avril 2009
Communiqué de presse du 31 mars
Formation des Enseignants, le temps presse !
Aujourd’hui, 31 mars 2009, la préparation de l’année universitaire 2009 / 2010 est une URGENCE.
Pour répondre à l’inquiétude légitime des étudiants et des personnels engagés dans la formation, il est impératif que des dispositions soient prises pour assurer la prochaine rentrée universitaire, la préparation aux concours et la formation des enseignants
La situation actuelle est extrêmement confuse. Aussi, à l’heure actuelle, la seule solution envisageable pour répondre à la situation d’urgence consiste à maintenir pour l’année 2009 / 2010 les dispositifs actuels, à savoir :
Tous ces points doivent faire l’objet d’un travail concerté, réunissant toutes les parties prenantes.
jeudi 2 avril 2009
Compte rendu de la rencontre des syndicats avec X.Darcos et V.Pécresse
Voici le compte rendu de la rencontre intersyndicale avec nos chers ministres chargés de l'éducation et de l'enseignement supérieur.
Celui-ci clarifie les propos de X.Darcos, dans son communiqué de presse du 20 mars, concernant des points précis sur l'avenir de la formation des futurs enseignants; points qui avaient été noyés dans sa lettre volontairement ou pas!
IUFM Formation des maîtres
La FSU et ses syndicats enseignants (Gérard Aschieri, Jean Fabbri, Gilles Moindrot, Frédérique Rollet, Claire Pontais…) ont rencontré les ministres de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche au sujet de la formation des enseignants.
Nous avons fait état de la mobilisation des enseignants et des étudiants et rappelé nos désaccords avec un dispositif qui risque d’entraîner une dégradation de la formation professionnelle des enseignants des écoles. Nous avons insisté pour que le dispositif actuel soit abandonné au profit de l’ouverture de négociations et de garanties sur l’année 2009-2010.
Plusieurs points ont été soulevés et éclaircis :
- Epreuves CRPE 2010
"Les ministres ont confirmé qu’ils maintenaient en l’état les épreuves du concours ainsi que les préparations au concours à l’IUFM. Que des discussions s’ouvriraient sur les concours et les dispositifs d’accompagnement. "
- Préparation au CRPE 2010, rôle des IUFM, PE1=M1
"A l’issue d’une longue discussion, les ministres ont admis que pour l’année 2009/2010 les inscriptions au concours pourront s’effectuer comme cette année en IUFM et que cette inscription vaudra inscription en M1. Il s’agit d’un point important puisqu’il permet à la formation en IUFM d’être maintenue et assure la poursuite de l’existence des IUFM pour les enseignants des écoles."
- Nombre de postes au CRPE 2009
- Fonction des PEMF dans ce nouveau dispositif
" Le ministre de l’Education nationale a confirmé le maintien du rôle des PEMF et confirmé l’ouverture prochaine de discussions sur leurs missions."
- Lieu de formation
" Les deux ministres se sont également engagés à maintenir l’existence des sites actuels de formation ainsi que le potentiel de moyens. "
- Comment envisagent-ils l'année de PE 2 ?
" En revanche ils se sont refusé à maintenir, comme ils le font pour les épreuves du concours et les préparations, l’année de PE2 avec 60% du temps en IUFM et 40 % du temps en stages de responsabilité (stage filé et R3)."
mardi 31 mars 2009
Actualité FAC Avignon
Action commune de la maternelle à l’université partout en France pour le jeudi 2 avril.
A Avignon :
17 h : Audience d’une délégation à l’IA
18 h : Chaîne Humaine sur le Pont de l’Europe avec distribution de tracts
19h30 : Apéro festif place de l’Horloge
Actions menées par la fac d'avignon la semaine dernière : Enterrement de l’école pour tous,
le comité de mobilisation de l’université d’Avignon, a enterré symboliquement le service public d’éducation nationale. Un article d’Avignews ici et des images en pagaille ici.
Soyons avec la fac Jeudi 18H pont de l'Europe pour défendre nos revendications, il serait bien que l'IUFM y soit présent en plus on aime les farandoles :) !!
Certaines universités mettent en place des masters "Enseignement" dès 2009
L'enseignement catholique propose déjà ses masters
"Les universités catholiques", lit-on sur le site "Devenir enseignant", "ont toutes opté pour cette deuxième formule". Il s'agit de masters pluridisciplinaires « métiers de l’éducation et de la formation » pour la préparation des concours de professeurs des écoles, de collège et lycée mais aussi d’autres métiers de l’éducation. "Sept masters pluridisciplinaires « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » ouvrent donc à la rentrée 2009. Ce sont des diplômes d’Etat. Ils sont proposés par ces universités, en partenariat avec les centres de formation de l’enseignement catholique".
Alors que des boucliers se sont levés dans toutes les universités,
qui aurait pensé que le gouvernement trouverait son meilleur soutien dans l'Eglise ?
Des enseignants de la République, garante de la LAÏCITÉ, qui seront formés au sein de l'université catholique ?!
Voilà le genre de dérives que la suppression des IUFM développera...
lundi 30 mars 2009
Le Café péda s'exprime sur le maintien des IUFM
les IUFM pourront inscrire les étudiants
Les IUFM, leurs antennes départementales et leur réseau d’enseignants-formateurs continueront de pouvoir inscrire les étudiants en M1. Après les annonces faites au lendemain de la manifestation du 19 mars (maintien des concours sous leur forme actuelle en 2010, première année de titularisation comprenant un tiers de formation…), celles de vendredi dernier sonnent comme un nouveau recul des ministres concernés (V. Pécresse et X. Darcos) sur la question de la formation.
samedi 28 mars 2009
Maintien des inscriptions en IUFM pour 2009-2010
Dépêche AFP, Vendredi 27 mars 2009
Les étudiants qui entendent préparer les concours d’enseignants en 2009-2010 pourront s’inscrire pour cela en première année d’IUFM, comme actuellement, a annoncé la FSU à l’issue d’une rencontre au ministère de l’Education nationale avec Xavier Darcos et Valérie Pécresse.
En outre, cette première année d’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) permettra d’avoir une équivalence en master 1 (M1), a précisé à la presse vendredi le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri.
"Pour l’année 2009-2010, il y aura le maintien des inscriptions en IUFM, il y aura le maintien de la même formation, avec un système qui, par convention, permettra que l’année en IUFM soit validée comme un M1", a-t-il déclaré.
"Pour pouvoir se présenter aux concours de la session 2010, les étudiants devront au moins être inscrits en M1. Et pour l’année de transition 2009-2010, l’inscription en IUFM vaudra inscription en M1 par convention avec les universités", a confirmé le ministère de l’Education, interrogé par l’AFP
Autres engagements obtenus, selon Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire : les ministres ont fait part de leur "volonté très forte de maintenir les moyens affectés à la formation et à la préparation des maîtres en IUFM, ainsi que l’ensemble des antennes départementales" de ces instituts.
"Pour 2011", année où doit s’appliquer l’ensemble de cette réforme de la formation des enseignants, "on a listé les points sur lesquels on allait pouvoir négocier. D’une certaine manière, cette liste correspond à une forme de remise à plat du dispositif tel qu’il était envisagé", a dit M. Aschieri.
"On a une série de mesures sur lesquelles les ministres reculent, sous la pression de la mobilisation, tant mieux", a commenté M. Moindrot.
Selon la FSU, les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur se sont engagés à mettre ces points par écrit à l’issue des discussions avec l’ensemble des syndicats, qui se déroulent jusqu’à lundi.
Pour autant, la FSU a encore de "grandes inquiétudes" sur la façon dont seront organisés les stages en responsabilité en master 2, notamment.
"Aujourd’hui, on a maintenu, pour 2009-2010, l’apparail de formation tel qu’il existait, c’est important", a affirmé le secrétaire général du Sgen-CFDT Thierry Cadart, à l’issue de sa rencontre avec les deux ministres.
Le gouvernement "a sagement repoussé tout ce qui était impossible à mettre en place ou tout ce qui allait avoir un effet dommageable sur la formation", s’est-il félicité.
Sur la suite de la réforme, "nous avons obtenu que l’on discute dans des groupes de travail", en plus de la commission de suivi qui doit être installée, a-t-il dit.
jeudi 26 mars 2009
A la fac d'Avignon ...
Publié le jeudi 26 mars 2009
Étudiants et profs ont décidé de maintenir un mouvement dur
Du jamais-vu à la fac d'Avignon lors d'un mouvement de grève. Les étudiants sont appelés à s'exprimer à bulletin secret sur la poursuite du mouvement.
De mémoire d'enseignant (enseignant gréviste, il faut le préciser), même lors du mouvement anti-CPE, jamais AG à la fac d'Avignon n'avait connu pareille affluence. Hier matin, à l'issue de - déjà - sept semaines de grève, les quatre amphithéâtres de l'Université d'Avignon ont fait le plein.
Il faut dire que le rendez-vous fixé hier avait son importance, s'agissant de savoir si le mouvement devait, ou non, se poursuivre et selon quelles modalités.
Dans un premier temps, et à l'issue d'un vote à main levée, une large majorité des personnes présentes dans les salles (étudiants mais également enseignants) se sont donc prononcées pour la continuité de la grève. Une première à la fac Dans la foulée, une seconde consultation, mais cette fois à bulletin secret, donnait une majorité de votants (794 bulletins) pour un "filtrage total", contre 663 pour un "filtrage partiel"(deux jours seulement dans la semaine). On s'arrête un instant sur la méthode retenue pour ce second vote. Car là encore, de mémoire d'étudiant, jamais vote à bulletin secret n'avait été pratiqué lors d'un mouvement de grève dans l'université d'Avignon.
C'est d'ailleurs un reproche que les grévistes ont souvent dû affronter. C'était donc, hier, une première à la fac d'Avignon, mise en oeuvre de façon à éviter que cette consultation ne soit l'objet de critiques évoquant de possibles manipulations. Ou encore que soient évoquées des pratiques antidémocratiques.
Quant aux urnes, qui faisaient leur apparition dans un tel cadre à l'université, elles avaient été prêtées par la mairie d'Avignon. Précision importante : même dans le cadre du filtrage total, les étudiants en classes "prépa" pourront passer les barrages.
